Au quotidien, on ressent tous des émotions négatives à fréquence plus ou moins élevée. Quand ça arrive, on se retrouve dans un état de hook un petit peu émotionnel et on passe un peu en autopilote où on réagit instinctivement, c'est-à-dire un peu le truc fight or flight.
Il y a trois pièges classiques dont on est tous victimes régulièrement dans le cas d'émotions négatives et je voulais vous partager un peu cette réflexion ici pour que vous puissiez vous poser la question de « est-ce qu'en fait moi aussi je tombe dans ce piège ? » et la réponse est bien sûr oui.
1. Ignorer ses émotions
Pourquoi c'est mauvais ? C'est mauvais parce que ces émotions-là sont enfouies quelque part en vous et elles vont émerger plus tard et probablement de manière explosive. Donc l'exemple typique ça va être que vous ressentez des émotions négatives au quotidien, ça s'accumule, et à un moment donné, vous allez exploser sur une personne qui n'a rien demandé pour un truc complètement anodin. Ça vous est peut-être déjà arrivé.
2. Le cercle vicieux
C'est-à-dire qu'une émotion négative en entraîne une autre. Par exemple, vous avez raté une présentation, du coup vous vous dites : « Ah là là, je suis nul. », on s'auto-flagelle, puis « Oh là là, j'aurais pas dû m'auto-flageller, j'ai vraiment aucun contrôle. », puis « Oh là là, mais je vais jamais y arriver. » Finalement, une émotion négative en entraîne une autre, c'est un cercle vicieux et on n'en sort jamais.
3. L'ultra-positivisme
C'est vraiment le côté de toujours vouloir se dire : « Ah mais c'est pas grave, j'ai fait de mon mieux. » Enfin, c'est peut-être pas le meilleur exemple... mais vraiment, de toujours vouloir voir que le positif partout, et de nier finalement l'émotion négative. On est super biaisé à voir de manière non rationnelle. Donc à chaque fois, on va essayer de ne pas reconnaître l'émotion négative qui est arrivée. Ça aussi c'est extrêmement biaisant et ça ne nous aide pas à voir la réalité.
Une émotion négative est là, il faut la reconnaître. C’est un peu ça la solution : reconnaître que les émotions négatives sont une sorte d'outil qui nous permet de voir le monde plus clairement, de résoudre des problèmes, et d'aller à la racine de ces problèmes.
On veut prendre de la hauteur, distinguer le penseur de la pensée, et reframer, sortir du cadre.
Et du coup, quand on se libère de ces pièges — donc il y en a sûrement d'autres, mais en tout cas de ces trois-là — et des pièges de manière générale, on apprend à distinguer les faits des interprétations. C’est comme ça qu'on retourne les émotions négatives en atout pour résoudre des problèmes et éviter que ça se reproduise.