Le ralentissement économique nous frappe fort en 2024, même un petit peu avant. Par ralentissement économique, j'entends :
- Difficulté à trouver du travail ;
- Difficulté à obtenir le salaire souhaité ;
- Rétention des employés dans les entreprises, chérissant la sécurité de l'emploi ;
- Peu de levées de fonds ;
- Un marché qui tourne au ralenti.
Pour comprendre ça, remontons à la création monétaire. Il existe une théorie de la création monétaire appelée la théorie de la création monétaire ex nihilo. C'est celle qui est le plus prouvée de nos jours. Cette théorie explique que la création monétaire se fait par le biais des facteurs endogènes, c'est-à-dire l'ensemble des actions que les gens vont entreprendre pour influencer un résultat — la création d'argent.
Selon la théorie, les banques de dépôt peuvent créer de la « monnaie virtuelle » en émettant autant de promesses qu'elles le souhaitent. Cela se fait dans la limite d'un ratio de réserve obligatoire fixé par la banque centrale. Cette dernière a pour rôle, en grande partie, de réguler l'économie mondiale. Elle impose la conservation d'une partie de l'argent déposé, ce qui fixe un plafond à la démultiplication virtuelle de l'argent, donc à la création monétaire.
Si les banques de dépôt n'émettent plus de promesses et qu'elles ne reçoivent plus d'argent ou de promesses, elles peuvent demander un crédit à la banque centrale, recevant de l'argent en échange d'une promesse. La banque centrale accepte ce genre de demande car elles sont nécessaires au système de paiement dans l'économie actuelle.
C'est peut-être obscur, mais pour résumer : la monnaie physique centrale est déposée dans des banques de dépôt qui émettent et échangent plein de promesses de remboursement. La banque centrale est là pour réguler et émet la monnaie manquante pour préserver le bon fonctionnement du système.
Pourquoi l'économie est-elle ralentie aujourd'hui ?
Ce n'est pas uniquement dû aux suites du Covid, contrairement à ce qu'on entend souvent. Le Covid a mis un coup à l'économie, mais cela fait quand même plusieurs années maintenant. Le ralentissement du marché en 2024 peut être interprété comme une combinaison de deux facteurs :
- Baisse de la création monétaire par les banques commerciales en raison de nombreux facteurs endogènes tels que les risques de non-remboursement, les régulations, et la faible demande ;
- Intervention de la banque centrale pour stabiliser le système, sans pouvoir réactiver l'économie, faute de leviers super efficaces.
Alors, pour une relance durable, il faudrait des solutions complémentaires :
- Des politiques budgétaires plus coûteuses ;
- Des mesures structurelles par les gouvernements ;
- Des initiatives pour restaurer la confiance et stimuler la demande réelle.
Nous avons là un cercle vicieux où beaucoup de risques, peu de demande, et des régulations vont dans le sens inverse.
Par exemple :
- Si les banques évitent le risque, sans demande, elles ne font pas de prêts ;
- Pas d'entreprises pour lever des fonds ;
- Absence de nouveaux postes ouverts dans les sociétés ;
- Absence de recrutements, maintenant les employés dans leur entreprise actuelle.
C'est un peu brouillon, mais cela explique un peu la situation actuelle. Beaucoup de gens cherchent désespérément du travail et se demandent où sont passées les startups flamboyantes. Dans les années 2017-2018, c'était la folie. J'ai travaillé dans une entreprise qui avait levé 51 millions... Incroyable ! Aujourd'hui, rien n'est levé, c'est très compliqué.
Cependant, pour le meilleur et pour le pire, il y a de bons côtés à tout cela. Nous sommes dans une économie plus rationnelle. Une époque existait où des modèles comme celui de Uber cherchaient d’abord à acquérir une base d'utilisateurs en se disant : 'Une fois que nous l'aurons, nous ferons du cash.'
Maintenant, il faut un vrai business model, pas seulement espérer la rentabilité hypothétique avec beaucoup de clients.